Bonus-malus AGIRC-ARRCO : quel impact sur la retraite complémentaire ?
En quoi consiste ce bonus-malus Agirc-Arrco ? Qui est impacté et comment est-il calculé ? C’est ce que GF RETRAITE vous explique ici. Soyez attentif à ce qui va suivre… !
Vous le savez sûrement, depuis le 1er Janvier 2019, un nouveau mode de calcul des retraites pour les salariés est entré en vigueur. Si d’ordinaire il s’agissait d’obtenir le taux plein du régime de base pour prétendre à la complémentaire Agirc-Arrco, la réalité est désormais différente. L’arrivée d’un bonus-malus temporaire a en effet tout chamboulé. Mais alors, en quoi consiste ce bonus-malus Agirc-Arrco ? Qui est impacté et comment est-il calculé ? C’est ce que GF RETRAITE vous explique ici. Soyez attentif à ce qui va suivre… !
Qu’est-ce que le bonus-malus Agirc-Arrco ?
Également appelée « coefficient de solidarité », cette mesure a été tout d’abord créée pour encourager les salariés à poursuivre leur activité professionnelle. Pour expliquer simplement le nouveau système de bonus-malus entré en vigueur en 2019, sachez que les salariés du secteur privé nés après 1957, qui veulent liquider leurs droits et percevoir leur retraite à taux plein, auront désormais deux options principales, développées ci-dessous :
1) Taux plein : Malus de 10% pendant 3 ans
Dans la mesure où ils remplissent les conditions en termes de durée de cotisation, après le 1er Janvier 2019, les salariés du secteur privé pourront ainsi demander la liquidation de leurs droits à la date du taux plein, mais se verront imputer un malus de 10 % sur la retraite complémentaire, pendant 3 ans et jusqu’à 67 ans maximum.
Il faut toutefois savoir que la minoration temporaire de 10 %, le malus en question, ne s’applique pas aux retraités handicapés, aux retraités concernés par le dispositif amiante, les retraités concernés par un dispositif d’inaptitude, ou par les retraités qui se sont occupés d’un enfant handicapé et qui ont dû, à ce titre, décaler leur retraite après 65 ans. Ne sont également pas concernés par cette mesure les aidants familiaux, ainsi que les retraités qui auraient subi un accident du travail ou une maladie professionnelle ayant engendré une incapacité permanente partielle de 20 % ou plus.
Pour les demandeurs d’emploi en fin de carrière, les choses sont plus complexes : beaucoup d’actifs achèvent leurs carrières professionnelles sur une période de chômage, pour diverses raisons. Cependant, dès lors qu’ils justifient des conditions requises pour un départ en retraite, l’indemnisation par Pôle Emploi cesse et le malus s’applique alors automatiquement, vu que la possibilité de poursuivre l’activité professionnelle ne peut se faire.
2) Taux plein + 1 an ou plus : Annulation du malus ou obtention d‘un bonus
Les salariés du secteur privés pourront reporter la demande de liquidation et dans ces cas-là, l’incidence est calculée ainsi :
Taux plein + 1 an : Annulation du malus. Si le salarié choisit de liquider ses droits à la retraite une année après l’acquisition du taux plein, le malus sur la retraite complémentaire s’annule et le salarié se voit octroyer 0 % de bonus.
Taux plein + 2 ans : Bonus de 10% pendant un an. Si le salarié choisit de liquider ses droits à la retraite deux années après l’acquisition du taux plein, il se voit octroyer un bonus de 10 % pendant 12 mois sur sa retraite complémentaire.
Taux plein + 3 ans : Bonus de 20% pendant un an. Si le salarié choisit de liquider ses droits à la retraite trois années après l’acquisition du taux plein, c’est un bonus de 20 % pour une durée de 12 mois qui lui est attribué.
Taux plein + 4 ans : Bonus de 30% pendant un an. Si le salarié choisit de liquider ses droits à la retraite quatre ans après l’acquisition du taux plein, il obtient un bonus de 30 % pendant 12 mois sur sa retraite complémentaire.
Comment éviter la minoration Agirc-Arrco ?
Vous vous en doutez, ce nouveau système de bonus-malus temporaire est plus ou moins complexe à saisir, en fonction du profil du salarié. Parce qu’en effet, une fois intégré le mode de calcul du malus Agirc-Arrco, faut-il encore l’appliquer à votre cas de figure et à votre parcours professionnel. Il est alors facile de se tromper en cours de route !
Vous l’aurez compris, éviter la minoration peut se faire en décalant de quatre trimestres votre départ en retraite par rapport à la date d’obtention de votre taux plein en régime de base. Mais vous pourrez également faire valoir vos droits un trimestre avant le taux plein, ce qui évitera aussi le malus Agirc-Arrco. Quels que soient votre profil et votre carrière, il est fondamental de savoir en amont ce qu’il en est, pour prendre la meilleure décision. Il y va du montant de votre pension de retraite !
L’équipe de GF RETRAITE vous accompagne et vous conseille, pour minimiser l’impact du bonus-malus AGIRC-ARRCO sur votre pension de retraite. Prenez dès à présent rendez-vous avec l’un de nos experts pour faire un point sur votre situation et programmer un départ en retraite serein.
Les avantages de faire appel à un cabinet d’expertise retraite
Vous souhaitez préparer votre retraite mais vous ne savez pas par où commencer ? Votre retraite approche et vous voulez vous assurer que votre dossier ne comporte aucune erreur ? Et si vous faisiez appel à un cabinet d’expertise retraite comme GF Retraite ?
Vous souhaitez préparer votre retraite mais vous ne savez pas par où commencer ? Votre retraite approche et vous voulez vous assurer que votre dossier ne comporte aucune erreur ? Et si vous faisiez appel à un cabinet d’expertise retraite comme GF Retraite ? Professionnel du domaine de la retraite, GF Retraite peut vous aider à anticiper au mieux votre retraite et à mettre toutes les chances de votre côté pour une retraite réussie.
Corriger les erreurs
Préparer sa retraite doit se faire suffisamment tôt pour entrevoir ce moment de vie dans les meilleures conditions. Un cabinet d’expertise retraite ne vous donne pas seulement les étapes à respecter pour prendre votre retraite. Un cabinet d’expertise retraite est surtout votre meilleur allié pour réaliser un bilan retraite sans faille et obtenir des conseils indispensables.
En cas d’erreur par exemple, le conseiller retraite est en bonne posture pour contacter les caisses de retraite, quel que soit le régime auquel vous avez cotisé, afin de demander la correction des éléments erronés. Une démarche qui peut s’avérer fastidieuse si vous le faites par vos propres moyens.
Confier la préparation de sa retraite à un professionnel comme GF Retraite, c’est l’assurance d’une reconstitution de carrière sans faute. Un cabinet d’expertise retraite est l’interlocuteur idéal pour vérifier votre relevé de situation professionnelle et régulariser les erreurs éventuelles. Périodes travaillées, trimestres cumulés, points gagnés, tout est pris en compte !
Estimer et optimiser sa pension de retraite
Si l’expert en retraite est le professionnel vers qui vous tourner pour réaliser un bilan retraite, il est également le plus à même d’estimer votre future pension de retraite. Il peut en effet calculer le montant de votre rente en fonction de votre âge de départ, qu’il s’agisse de cesser votre activité à l’âge légal de départ en retraite, soit 62 ans, ou de partir à un autre moment, de façon anticipée ou plus tardivement.
C’est non seulement un moyen sûr de connaître le montant de votre future pension, mais c’est aussi une façon d’anticiper l’avenir et de prévoir cette transition qu’est le basculement de votre vie active vers l’arrêt complet de votre activité.
En plus de cibler votre âge de départ en retraite, votre conseiller retraite GF Retraite peut vous aider à optimiser son montant en trouvant les solutions adaptées à votre profil et à vos besoins, comme le rachat de trimestres et de points, le départ anticipé ou le cumul emploi-retraite.
Demander sa pension
La retraite est une étape qui peut nécessiter quelques mois avant de se mettre en place réellement. On estime qu’un délai moyen de 6 mois est à prévoir pour partir en retraite dans les meilleures conditions. Pour contrôler votre relevé de situation individuelle ( RIS ) afin de s’assurer qu’il soit libre de tout élément erroné, entrevoir la transition entre votre activité professionnelle et l’arrêt de cette dernière, le conseiller retraite vous aide à y voir clair.
D’autre part, un expert retraite peut faire les démarches dans les délais les plus adéquats, pour vous éviter d’être sans revenu dans les premiers temps de la retraite et vous permettre de percevoir une pension dès sa mise en place. En vous tournant vers lui le plus tôt possible – il est recommandé de se pencher sur la question aux abords des 45 ans - un cabinet d’expertise retraite comme GF Retraite reconstitue votre parcours professionnel et cherche des solutions adaptées pour optimiser votre pension de retraite.
Il s’agit alors de bénéficier d’une assistance administrative très appréciable pour mettre de l’ordre dans les différents documents nécessaires à la demande de la retraite. Le conseiller retraite vérifie de très nombreuses informations qu’il est compliqué de contrôler seul. Par exemple, le conseiller retraite s’assure que toutes les périodes de chômage, maladie, congé maternité mais aussi les stages ou les apprentissages, soient bien comptabilisées dans votre Relevé Individuel de Situation. Car ces périodes, oubliées, peuvent vous faire perdre beaucoup d’argent !
Par ailleurs, les prestations GF Retraite sont déductibles du revenu imposable lorsque la demande d’assistance est réalisée afin de liquider ses droits à la retraite. Une bonne raison supplémentaire de vous tourner vers nos conseillers pour vous faire aider dans vos démarches administratives !
Faire appel à un cabinet d’expertise retraite ne présente ainsi que des avantages pour qui veut partir avec une pension de retraite optimisée et des conditions de départ à la retraite étudiées à l’avance. En d’autres termes, il est vivement recommandé de se tourner vers un conseiller retraite pour quitter son activité l’esprit tranquille. GF Retraite est votre partenaire idéal pour une étude personnalisée de votre dossier et un bilan parfaitement mené. Contactez-nous !
L'adossement du RSI au régime général prévu pour janvier 2018
Emmanuel Macron devrait tenir sa promesse de campagne : la fusion du RSI et du régime général est prévu pour le 1er Janvier 2018. Une réforme qualifiée de « 49-3 social » par les dirigeants du RSI et pourtant bien accueillie par les indépendants.
Emmanuel Macron devrait tenir sa promesse de campagne : la fusion du RSI et du régime général est prévu pour le 1er janvier 2018. En effet, le régime social des indépendants (RSI) rejoindra le régime général. Une réforme qualifiée de « 49-3 social » par les dirigeants du RSI mais bien accueillie par les indépendants. Afin de les rassurer, le président de la République a affirmé que ces changements n’impliqueraient pas d’augmentation de leurs cotisations. Il explique aussi que le RSI serait devenu une réelle source d’angoisse en raison de ses dysfonctionnements répétés (erreurs de calcul, retards...). Une occasion donc pour le gouvernement de lui donner une nouvelle image. GF Retraite vous délivre son analyse.
Le RSI, qu'est ce que c'est ?
Le Régime Social des Indépendants un régime de sécurité sociale né de la fusion de trois caisses de protection sociale : Canam, Cancava et Organic. Il est destiné aux personnes indépendantes : artisans, commerçants et professions libérales ainsi qu’à leur conjoint participant à l’activité de l’entreprise. Au même titre que l’Assurance maladie, le RSI assure le remboursement des dépenses de soins et le versement des indemnités journalières pour la maternité des travailleurs non-salariés. Les indépendants en disent souvent le plus grand mal, lui reprochant des calculs de cotisations erronés, un traitement lent des dossiers, une communication très difficile avec les conseillers. L'organisme assure néanmoins le versement des différentes prestations sociales à 6,8 millions d'affiliés actifs ou retraités. Les prestations maladie-maternité, les indemnités journalières en cas d'arrêt de travail, pension invalidité-décès ou retraite de base et retraite complémentaire sont ainsi versées aux cotisants et à leur famille.
Quelles sont les conséquences de la réforme pour les TNS (travailleurs non-salariés) ?
Le principe même de l’adossement du RSI au régime général pourrait se révéler complexe pour la simple raison que les deux régimes ont un système d’information propre à chacun. Agnès Buzyn, la ministre des Solidarités et de la Santé s’inquiète au vu de cette réforme précipitée et demande une étude du projet pour éviter « un accident industriel » similaire à celui qui a suivi les réformes du RSI de 2006 et 2008. En revanche, pas d’inquiétude pour les cotisations sociales, d’invalidité-décès et d’assurance vieillesse. Emmanuel Macron a souligné à plusieurs reprises qu’elles resteront intactes pour les travailleurs non-salariés malgré leur affiliation au régime général. Pas de problème non plus pour les cotisations maladies : elles devraient être supprimées au 1er janvier 2018 afin d’augmenter le pouvoir d’achat des actifs. Seul changement, à partir de cette même date, les TNS devront s’adresser à la CPAM (CGSS pour l’Outre-mer) et non plus à leur caisse de RSI pour se faire rembourser leurs soins et récupérer leur carte vitale et attestation d’assurance maladie.
Quid de la retraite des TNS ?
Le RSI prend également en charge la retraite de base des indépendants au travers des caisses de retraite régionales. Rien n’a été annoncé concernant le calcul de la retraite, en revanche, Bruno Chrétien, président de l’IPS (Institut de la Protection Sociale) a proposé une solution en faveur du paiement des cotisations qui nécessiterait un changement d’organisation plus globale. Les cotisations des indépendants, étant prises sur la base des revenus de l’année précédente ne tiennent pas compte de l’évolution de l’activité. L’idéal serait alors de déclarer à chaque trimestre les rémunérations que les indépendants se sont versées afin de régulariser les cotisations pour une « auto-liquidation ». Mise à part cela, pas de changement prévu avec cette réforme alors que la pension des actifs est sujette à encore beaucoup d’erreurs dès lors que le travailleur non salarié a eu un parcours professionnel sinueux : changement d’employeur ou plusieurs employeurs simultanés, dépôt de bilan, travail à l’étranger, jobs étudiants, anciennes périodes de chômage, changement de statut (du public au privé ou inversement) ou encore du régime général à un régime spécial. Malgré les nombreuses réformes et mesures prisent par l’Etat au sujet de la retraite, de nombreuses erreurs sont encore commises dans les calculs de pension et la multiplication des caisses de retraite en est un important facteur. Les conséquences de ces erreurs peuvent être désastreuses, et vous coûtent souvent très chère. GF Retraite, cabinet spécialisé en conseils retraite peut vous accompagner tout au long de votre démarche, de la vérification à la liquidation de vos droits à la retraite.
Qui peut prendre sa retraite avant 62 ans ?
Progressivement, l’âge légal de départ à la retraite a été relevé et porté à 62 ans depuis le 1er janvier 2017 pour les assurés nés à compter de 1955. Il existe cependant des exceptions, certaines catégories de personnes peuvent partir plus tôt.
Progressivement, l’âge légal de départ à la retraite a été relevé et porté à 62 ans depuis le 1er janvier 2017 pour les assurés nés à compter de 1955. Il existe cependant des exceptions, certaines catégories de personnes peuvent partir plus tôt. Parmi ces catégories on retrouve les personnes ayant effectué une carrière dite « longue » ou « pénible », les personnes atteintes d’un handicap physique suite à un accident de travail et enfin les personnes bénéficiant d’un régime spécial comme les militaires. Ces personnes peuvent prendre leur retraite avant 62 ans dans le cadre de la retraite anticipée ou de mesures dérogatoires bien spécifiques. Au 30 avril 2017, on comptait environ 1 387 687 retraites anticipées, la plupart pour carrière longue.
Qui peut profiter d’un départ anticipé pour « carrière longue » ?
Si vous avez commencé à travailler très jeune avant 16 et/ou 20 ans, vous pouvez suivant votre année de naissance partir dès 57 ans à la retraite. Certaines conditions sont cependant à respecter : Vous devez tout d’abord avoir validé quatre ou cinq trimestres avant la fin d’année de vos 16 ou 20 ans. Il vous faudra également avoir atteint le quota de trimestres nécessaires pour bénéficier d’une retraite à taux plein.
Le départ anticipé pour handicap
Vous pouvez bénéficier d’un départ anticipé à la retraite si vous êtes en mesure de justifier d’un certain taux de handicap et d’une certaine durée d’assurance. Pour cela il faut que vous soyez reconnu comme « travailleur handicapé » et que votre taux de handicap soit supérieur ou égal à 50% depuis 2015 (contre 80% antérieurement). Vous devez, depuis la déclaration de ce handicap, avoir validé un nombre de trimestres réduit qui dépend de votre année de naissance et de l’âge à partir duquel vous souhaitez profiter de la retraite anticipée.
Par exemple : Si vous êtes né en 1958, 1959 ou 1960 et que vous voulez partir à la retraite à 55 ans vous devrez avoir validé au moins 127 trimestres et avoir cotisé pour au moins 107 d’entre eux. La bonne nouvelle c’est qu’une retraite anticipée est forcément à taux plein.
Le départ anticipé pour carrière pénible
Le départ anticipé pour pénibilité est une mesure dérogatoire. L’âge légal de départ à la retraite pour pénibilité est fixé à 60 ans avec une pension à taux plein sans atteindre la durée d’assurance requise, si l’on justifie d’une incapacité permanente (pénibilité loi de 2010) au moins égale à 20% dans le cas de maladie professionnelle ou d’un accident du travail, ou compris entre 10% et 20% sous certaines conditions. Les travailleurs de l'amiente peuvent également en bénéficier.
Les régimes spéciaux
Il en existe plusieurs tels que ceux de la fonction publique (fonctionnaires civils et militaires), des entreprises publiques et d’autres autour d’une profession ou d’une entreprise en particulier qui dans certains cas permettent de bénéficier de sa retraite à des âges différents.
Grâce à GF Retraite, profitez d’un service professionnel qui s’occupe de gérer votre retraite à votre place pour éviter toutes les complications qui peuvent survenir pour partir à la retraite sereinement !
Frédérique Martin-Magnan, Co-fondatrice de GF Retraite