Le chômage est-il comptabilisé pour la retraite ?
Une période de chômage peut laisser place à des interrogations, notamment en matière de finances et de retraite. Après avoir perdu un emploi, à la fin d’un contrat ou d’un job saisonnier, le chômage peut être temporaire ou durer plusieurs mois, comme il peut être volontaire ou involontaire. La question est la suivante : le chômage est-il bien comptabilisé pour la retraite ?
Une période de chômage peut laisser place à des interrogations, notamment en matière de finances et de retraite. Après avoir perdu un emploi, à la fin d’un contrat ou d’un job saisonnier, le chômage peut être temporaire ou durer plusieurs mois, comme il peut être volontaire ou involontaire. La question est la suivante : le chômage est-il bien comptabilisé pour la retraite ? Pour répondre à cette question, GF Retraite vous propose des éléments simples et concrets.
Comment le chômage indemnisé ouvre-t-il des droits pour la retraite ?
Pour bénéficier de la retraite à taux plein, vous devez cotiser entre 160 et 172 trimestres selon votre année de naissance. Ce nombre de trimestres englobe non seulement vos périodes travaillées, mais également d’éventuelles périodes de chômage indemnisé. Vos périodes de chômage sont donc bel et bien prises en compte pour le calcul des trimestres engrangés, et ce sur la globalité de votre carrière professionnelle.
Le chômage peut être indemnisé de différentes façons : par le biais de l’Allocation de Retour à l’Emploi ( autrement nommée l’ARE et versée par Pôle Emploi ), ou par le biais d’aides diverses comme l’Allocation de Solidarité Spécifique ( également appelée ASS ), le Revenu de Solidarité Active ( le RSA ), l’Allocation Spéciale du Fonds National de l'emploi ( ASFNE ), l’Allocation de Conversion, dans le cadre d'un congé de conversion ou l’Allocation de Sécurisation Professionnelle ( l’ASP ). Toutes ces aides donnent droit à des cotisations pour la retraite.
L’Assurance Retraite comptabilise vos périodes de chômage pour la validation des trimestres de la façon suivante : pour 50 jours de chômage indemnisé avec l’ARE versée par Pôle Emploi, vous validez un trimestre de retraite. Vous pouvez valider un maximum de 4 trimestres par an au titre de l’indemnisation chômage, comme le prévoit l’article R.351-12 4° b) et c) du code de sécurité sociale.
Chômage et retraite complémentaire : comment ça fonctionne ?
En ce qui concerne la retraite complémentaire, il est important de savoir que seul le chômage indemnisé valide des points de retraite, sous certaines conditions. En première condition, cette période de chômage indemnisé doit correspondre à une activité salariée ou à une période d’incapacité de travail indemnisée. En seconde condition, vous devez avoir été indemnisé par Pôle Emploi au titre de l’assurance chômage ou du régime de solidarité. Au chômage, chaque jour pour lequel vous percevez une indemnisation de Pôle Emploi est comptabilisé pour le cumul de vos points de retraite complémentaire.
Si toutes les périodes d’indemnisation par Pôle Emploi vous permettent de cumuler des points Agirc-Arrco, les périodes de carence et de différé d’indemnisation, quant à elles, ne permettent pas d’acquérir de points de retraite.
Il est également bon de savoir que les calculs de retraite sont basés sur les revenus de référence que sont les salaires antérieurs, ce qui signifie que les droits sont les mêmes qu’en période d’activité salariée. Les indemnités perçues au titre de l’allocation chômage ne sont pas retenues dans les meilleures années.
En cas de chômage non indemnisé, vous bénéficiez de la validation de trimestres pour votre retraite sous certaines conditions, et pour comptabiliser vos droits, c’est directement Pôle emploi qui est en charge de l’envoi des justificatifs à la CNAV ( la Caisse Nationale d'Assurance Vieillesse ). D’où l‘importance de vous inscrire même si vous ne percevez pas d’indemnités, afin que ces périodes soient comptabilisées pour le calcul de vos droits à la retraite.
Dans tous les cas, votre profil et votre parcours professionnel sont uniques. Pour tout savoir sur les cotisations relevant des périodes de chômage, que ce dernier soit indemnisé ou pas, il est fortement recommandé de vous rapprocher d’un conseiller retraite. Vous pouvez aussi demander la réalisation d’un bilan retraite. Vous rapprocher d’un professionnel est essentiel pour vérifier que toute votre carrière professionnelle a bien été comptabilisée, qu’il s’agisse de périodes travaillées, de chômage indemnisé ou non indemnisé. Votre conseiller GF Retraite procède à ces vérifications et vous permet de partir en retraite l’esprit tranquille. Contactez-nous !
Bonus-malus AGIRC-ARRCO : quel impact sur la retraite complémentaire ?
En quoi consiste ce bonus-malus Agirc-Arrco ? Qui est impacté et comment est-il calculé ? C’est ce que GF RETRAITE vous explique ici. Soyez attentif à ce qui va suivre… !
Vous le savez sûrement, depuis le 1er Janvier 2019, un nouveau mode de calcul des retraites pour les salariés est entré en vigueur. Si d’ordinaire il s’agissait d’obtenir le taux plein du régime de base pour prétendre à la complémentaire Agirc-Arrco, la réalité est désormais différente. L’arrivée d’un bonus-malus temporaire a en effet tout chamboulé. Mais alors, en quoi consiste ce bonus-malus Agirc-Arrco ? Qui est impacté et comment est-il calculé ? C’est ce que GF RETRAITE vous explique ici. Soyez attentif à ce qui va suivre… !
Qu’est-ce que le bonus-malus Agirc-Arrco ?
Également appelée « coefficient de solidarité », cette mesure a été tout d’abord créée pour encourager les salariés à poursuivre leur activité professionnelle. Pour expliquer simplement le nouveau système de bonus-malus entré en vigueur en 2019, sachez que les salariés du secteur privé nés après 1957, qui veulent liquider leurs droits et percevoir leur retraite à taux plein, auront désormais deux options principales, développées ci-dessous :
1) Taux plein : Malus de 10% pendant 3 ans
Dans la mesure où ils remplissent les conditions en termes de durée de cotisation, après le 1er Janvier 2019, les salariés du secteur privé pourront ainsi demander la liquidation de leurs droits à la date du taux plein, mais se verront imputer un malus de 10 % sur la retraite complémentaire, pendant 3 ans et jusqu’à 67 ans maximum.
Il faut toutefois savoir que la minoration temporaire de 10 %, le malus en question, ne s’applique pas aux retraités handicapés, aux retraités concernés par le dispositif amiante, les retraités concernés par un dispositif d’inaptitude, ou par les retraités qui se sont occupés d’un enfant handicapé et qui ont dû, à ce titre, décaler leur retraite après 65 ans. Ne sont également pas concernés par cette mesure les aidants familiaux, ainsi que les retraités qui auraient subi un accident du travail ou une maladie professionnelle ayant engendré une incapacité permanente partielle de 20 % ou plus.
Pour les demandeurs d’emploi en fin de carrière, les choses sont plus complexes : beaucoup d’actifs achèvent leurs carrières professionnelles sur une période de chômage, pour diverses raisons. Cependant, dès lors qu’ils justifient des conditions requises pour un départ en retraite, l’indemnisation par Pôle Emploi cesse et le malus s’applique alors automatiquement, vu que la possibilité de poursuivre l’activité professionnelle ne peut se faire.
2) Taux plein + 1 an ou plus : Annulation du malus ou obtention d‘un bonus
Les salariés du secteur privés pourront reporter la demande de liquidation et dans ces cas-là, l’incidence est calculée ainsi :
Taux plein + 1 an : Annulation du malus. Si le salarié choisit de liquider ses droits à la retraite une année après l’acquisition du taux plein, le malus sur la retraite complémentaire s’annule et le salarié se voit octroyer 0 % de bonus.
Taux plein + 2 ans : Bonus de 10% pendant un an. Si le salarié choisit de liquider ses droits à la retraite deux années après l’acquisition du taux plein, il se voit octroyer un bonus de 10 % pendant 12 mois sur sa retraite complémentaire.
Taux plein + 3 ans : Bonus de 20% pendant un an. Si le salarié choisit de liquider ses droits à la retraite trois années après l’acquisition du taux plein, c’est un bonus de 20 % pour une durée de 12 mois qui lui est attribué.
Taux plein + 4 ans : Bonus de 30% pendant un an. Si le salarié choisit de liquider ses droits à la retraite quatre ans après l’acquisition du taux plein, il obtient un bonus de 30 % pendant 12 mois sur sa retraite complémentaire.
Comment éviter la minoration Agirc-Arrco ?
Vous vous en doutez, ce nouveau système de bonus-malus temporaire est plus ou moins complexe à saisir, en fonction du profil du salarié. Parce qu’en effet, une fois intégré le mode de calcul du malus Agirc-Arrco, faut-il encore l’appliquer à votre cas de figure et à votre parcours professionnel. Il est alors facile de se tromper en cours de route !
Vous l’aurez compris, éviter la minoration peut se faire en décalant de quatre trimestres votre départ en retraite par rapport à la date d’obtention de votre taux plein en régime de base. Mais vous pourrez également faire valoir vos droits un trimestre avant le taux plein, ce qui évitera aussi le malus Agirc-Arrco. Quels que soient votre profil et votre carrière, il est fondamental de savoir en amont ce qu’il en est, pour prendre la meilleure décision. Il y va du montant de votre pension de retraite !
L’équipe de GF RETRAITE vous accompagne et vous conseille, pour minimiser l’impact du bonus-malus AGIRC-ARRCO sur votre pension de retraite. Prenez dès à présent rendez-vous avec l’un de nos experts pour faire un point sur votre situation et programmer un départ en retraite serein.